Le sable éolien venu de la baie d'Audierne a recouvert et conservé intacts sur l ensemble de la commune une allée couverte et d importants sites archéologiques de l'âge du fer. La plupart de ces sites : la nécropole gauloise mixte de Kerveltré, la village gaulois de Parc-ar-Menhir, l oppidum de Tronoën, la cachette de fondeur de Rugaoudal et la galerie souterraine de Castellou-Peron, ont livré un mobilier funéraire fourni, conservé au musée des Antiquités nationales, de Saint-Germain-en-Laye. Les stèles gauloises qui, à l'origine, marquaient ces sites, ont été pour la plupart christianisées ou placées près des églises.
L'oppidum de Tronoën a été réutilisé par les Romains, et des statuettes votives indiquent qu'il existait à cet endroit un temple consacré à Vénus Anadyomène. Au Moyen Âge, Saint-Jean-Trolimon a d abord été un hameau, puis une trève dont le saint éponyme était Rumon, considéré comme le frère de saint Tudi. Cette trève dépendait autrefois de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval. La chapelle de Tronoën du XVème siècle occupe l'emplacement de l ancien temple romain. Son calvaire à mace et frise historiée est le plus ancien de ce type en Bretagne. La création de la commune et de la paroisse date de la Révolution. Elle conserve la moitié nord de l'ancienne paroisse mère et a la particularité d être divisée en deux. Une langue de terrain appartenant à la commune de Plonéour-Lanvern isole du centre bourg une enclave située au nord de l étang de Saint-Vio. |